Les rebelles yéménites Houthis ont revendiqué vendredi 25 mars dans un communiqué une série d’attaques en Arabie saoudite dont une a provoqué un gigantesque incendie sur une installation pétrolière à Jeddah.
Série d’attaques des rebelles yéménites contre l’Arabie saoudit.
De la fumée s’échappe d’une installation de stockage de pétrole à Jeddah, Arabie saoudite.
Ces attaques interviennent à la veille du septième anniversaire de l’intervention de la coalition militaire dirigée par Ryad au Yémen pour soutenir le gouvernement yéménite face aux Houthis, proches de l’Iran. Elles n’ont fait aucune victime selon Ryad. Les rebelles ont mené 16 attaques dans le Sud et à Jeddah (ouest) visant différentes infrastructures, dont une centrale électrique, une station d’eau et des installations pétrolières, a indiqué la coalition dans un communiqué. La plus impressionnante a eu lieu à Jeddah contre des réservoirs du géant pétrolier Aramco, provoquant un gigantesque incend
«L’incendie a été maîtrisé», a déclaré le porte-parole de la coalition, Turki al Maliki, en assurant que l’incident n’aurait pas d’impact «sur les activités à Jeddah». Il est survenu non loin du circuit de Formule 1 où se tiennent actuellement les essais libres du Grand Prix, prévu dimanche. Le promoteur du championnat Formula 1 a déjà indiqué que la course se poursuivrait «comme prévu
Les attaques, menées avec des missiles et des drones, ont été lancées depuis les villes de Sanaa, la capitale du Yémen aux mains des insurgés, et de Hodeida, également en zone rebelle. Les États-Unis les ont qualifiées d’«inacceptables». «Nous continuerons à travailler avec nos partenaires saoudiens pour renforcer leurs systèmes de défense tout en œuvrant à une solution durable mettant fin au conflit» au Yémen, a affirmé la porte-parole du département d’État, Jalina Porter. En visant des installations pétrolières, les Houthis tentent de «toucher le nerf de l’économie mondiale», a affirmé Turki al Maliki.
Les prix du pétrole ont fortement augmenté depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février qui a perturbé les approvisionnements mondiaux, la Russie étant frappée par des sanctions occidentales. Le royaume saoudien, premier exportateur de brut au monde, avait déjà averti lundi du risque d’une baisse de sa production de pétrole au lendemain de plusieurs attaques revendiquées par les Houthis.